23 mars 2026

Droit des victimes

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Agressions sexuelles en auto-école : des victimes enfin entendues et reconnues par la justice

Maître Aude de LA CELLE, avocate associée du cabinet KAPIA-AVOCATS, intervenait aux côtés de trois autres avocates pour assurer la défense de plusieurs victimes dans cette affaire. 

Condamnation pour agressions sexuelles en auto-école : la reconnaissance de la parole des victimes

Maître Aude de LA CELLE, avocate associée du cabinet KAPIA-AVOCATS, intervenait aux côtés de trois consœurs pour assurer la défense de plusieurs victimes dans cette affaire. Ensemble, elles ont porté la parole de jeunes femmes confrontées à des faits graves, veillant à faire reconnaître la réalité des agressions subies et les conséquences durables qui en ont résulté.

Le tribunal correctionnel d’Angers a rendu, le 22 janvier 2026, une décision importante dans une affaire d’agressions sexuelles commises par un moniteur d’auto-école sur ses élèves mineures.

Au total, 33 victimes ont été identifiées au cours de l’enquête, dont 25 ont pu se constituer parties civiles.

Les faits se sont déroulés dans un cadre professionnel particulier : celui des leçons de conduite, au sein d’un espace clos, sans témoin, dans lequel le moniteur disposait d’une position d’autorité et de confiance. Les victimes, âgées de 15 à 17 ans au moment des faits, ont décrit des gestes répétés, imposés sous couvert de pédagogie.

L’audience a été marquée par la qualité et la dignité des témoignages des parties civiles, qui ont pu exprimer, parfois pour la première fois devant une juridiction, tant les faits subis que leurs répercussions durables.

Ce dossier illustre des mécanismes bien identifiés en matière de violences sexuelles : sidération, difficulté à réagir, sentiment de honte ou de culpabilité, silence parfois prolongé. La juridiction a su appréhender ces éléments avec attention.

Le tribunal a déclaré le prévenu coupable et l’a condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement, dont un an ferme aménagé et quatre ans assortis d’un sursis probatoire. Des peines complémentaires ont également été prononcées, notamment l’interdiction définitive d’exercer la profession de moniteur d’auto-école et toute activité en contact avec des mineurs.

Sur le plan civil, les victimes ont obtenu l’indemnisation de leurs préjudices.

Au-delà de la sanction, cette décision constitue une étape essentielle dans le processus de reconnaissance pour les victimes. Elle rappelle que la parole, même tardive, peut être entendue et prise en compte, et que les conséquences des faits doivent être pleinement considérées.

Le cabinet KAPIA-AVOCATS se tient aux côtés des victimes pour les accompagner dans ces procédures longues et éprouvantes, depuis l’enquête jusqu’à l’indemnisation définitive.

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